Ces trois cents jours de bataille à Verdun,
Ont fait tant d'hommes tués pour rien.

En voyant toutes ces croix blanches,
Allemands ou Français, où est la différence?

Des civils, des soldats, ces hommes qui ont souffert,
Qui ont combattu et lutté pour l'honneur de leur terre.

Les traces de ces combats seront toujours ancrées,
Et n'importe où nous irons, elles seront sous nos pieds.

La mémoire de tous ces soldats morts au combat
Ne sera jamais ternie,
ici ou là-bas.

L'horreur qu'on vécu ces hommes ne sera jamais oubliée,
Et les souvenirs de cette guerre
seront toujours conservée

     
Eva Shembari et Lison Lintz.

Une journée à Verdun...Où quand les

Remplace les

Victimes innocentes Titubantes, chancelantes

Dans les pleurs de clairon

Dans l'enfer du canon ...

Et de ces champs de ruines

Où se terrent les mines

Je sèmerai au vent

Le chagrin des enfants ...

De ces balles qui fusent

Aux remparts de la mort

Je me ferai la muse

De ce triste décor ...

Sans vergogne et sans haine

De mon cœur qui se saigne

J'enterrerai les corps

Au nom du triste sort...
Je verserai les cendres
Des charniers de l'horreur
Sentirai l'herbe tendre
Pousser dans cette horreur
Sous les pieds des
gamins
Prisonniers de crétins

Oui se ventent d'être humains ...

Je cracherai ma peine

Et filerai la laine

Pour ces corps dénudés

Et leurs âmes profanées

Pitance des chacals

Au royaume des balles ...

 

 

            Manon Dauphin.

 

En temps de paix, les fils enterrent leurs pères, mais en temps de guerre ce sont les pères qui enterrent leurs fils.

Pourquoi dols-je faire la guerre, celle-ci n'est pas la mienne ?
« ils ne passeront pas ! »  cet appel historique

Fut l'immortel flambeau d'une bataille épique.

Verdun, non glorieux, résonne dans nos cœurs. De cet horrible enfer nous sortîmes vainqueurs.

Ce fut une très longue et très dure bataille Où déferlait un vrai déluge militaire.

Nous pensions: Vivrons-nous encore ce soir ? Demain ? Hurlant dans la tourmente et n'ayant rien d'humain.

Dans la glaciale nuit où la gorge s'enroue,

Sous-officier, soldats, accroché dans la boue.

Toutes les guerres sont civiles; car c'est toujours l'homme contre l'homme qui répand son propre sang,
qui déchire ses propres entrailles.

Je déteste entendre « il est mort pour son pays», ce n'est pas pour la gloire ou pour son honneur, c'est nous qui les tuons !!

Ils quittèrent leur famille en disantt « je reviendrai bientôt » Alors qu'au fond ils savaient qu'ils ne reviendraient sûrement pas.

« C'est mon tour :je dois partir, laisser ma femme, mes enfants, ma ferme ... Je dois partir pour la souffrance, la terreur, l'horreur pour la guerre. Se dire que le seul point positif de la guerre est la camaraderie, c'est ia seule chose qui nous fait aller là-bas, sur le front. »

Le sifflement des canons, des mitrailleuses et des obus est insupportable. Le cri de nos amis, de nos frères est plus douloureux qu'une balle en pleine chair. Je ne dis plus « la guerre » ,je dis l'horreur car lorsqu'on volt son camarade à côté et qu'une seconde après on a sur soi ses intestins, sa cervelle qu'on s'arrête et qu'on regarde autour de nous, on en peut plus parler de guerre. Vivre encore un jour, une heure, une minute qu'importe, ce que les soldats voulaient c'est rentrer en paix chez eux. Rentrer au village et se dire qu'on aurait  pu tuer un frère, un fils, un ami, un père de famille ...

C'est impossible de s'imaginer la vie des hommes ce qu'ils ont vu ou vécu.
Mais la seule chose qu'on doit faire c'est de ne pas les OUBLIER.

Il faut vingt ans de paix pour faire un homme et il suffit de deux secondes de guerre pour le détruire.

 

Cedric VERCHIN

Souvenons-nous

Le jour de leurs dix huit ans,

Qu'ils en aient envie ou pas,

Qu'ils aient peur ou pas,

Qu'ils aient des enfants ou pas,

Qu'ils aient une femme ou pas,

Tout commence :

Ils doivent tout quitter 1

 

En partant, au front.

Ils savent qu'ils vont se battre

Pour leur patrie et pour nous

Mais ils ne savent pas

S'ils reverront un jour

Les personnes qu'ils aiment fort

 

 

S'ils ont de la chance,

Beaucoup de chance,

Peut-être reviendront-ils

Avec un bras ou une jambe en moins,

Mais ils reviendront.

S'ils n'ont pas de chance ....

Leurs familles les pleureront.

 

Nous qui venons voir ces lieux

Qui ont entendus tant d'appels au secours,

Vu tant de souffrance,

Tant de blessés,

Tant de morts,

Nous ne pourrons jamais vraiment saisir

Toute l'horreur de ces combats.

 

On peut nous montrer toutes les photos du monde,

Nous lire tous les textes du monde,

Nous montrer toutes les vidéos du monde,

Nous n'arriverons jamais à nous imaginer

L'insalubrité des dortoirs et l'odeur d'urine,

Les rats qui grouillent et mangent votre pain

La boue et le froid des tranchées,

La terreur des gaz,

La violence des combats,

Le bruit assourdissant des bombes

Pulvérisant la forêt, les villages et les hommes.

 

Pour eux qui vivaient dans la hantise de ne jamais revenir,

De ne jamais revoir ceux qu'ils aimaient et qui les attendaient

posons-nous la question:

Ces guerres, ont-elles servi à quelque chose ou à quelqu'un ?
A grappiller quelques mètres de terres ?

A garder notre indépendance ?

À préserver notre nation ?

Notre identité ?

Peut-être bien!

Mais fallait-il tant de morts ? Tant de veuves et d'orphelins?

Tant de blessés?

Faut-il oublier le passé pour construire notre avenir ? Je réponds « non » !

souvenons-nous du passé

Pour éviter les mêmes erreurs.

Elodie Blumberger

On leur a demandé d'y aller: ils y sont allés,

On leur a demandé de tuer: ils l'ont fait

On leur a demandé de quitter leur femme, leurs enfants, leur famille: ils l'ont fait.

On leur a demandé d'avoir du courage: ils en ont eu.

 

Ils y sont allés, tous mais peu sont revenus. Ils sont morts car ils ne voulaient pas tuer.

Ils sont morts le fusil à la main dans les tranchées.

La guerre a tout dévasté: les villages, les personnes, un pays.

Ils étaient tous heureux mais ceux qui sont revenus sont marqués physiquement et psychologiquement.

Ils ne voulaient pas tirer. Il le fallait pourtant.

 

Ils ont vécus dans les tranchées ou dans des forts avec la peur, le cafard, la solitude, l'angoisse mais surtout le courage.

Tous ont vécu le même enfer à Verdun: français ou allemands.

Ils ont connu des pluies d'obus qui ont détruit leurs frères, leurs amis, leurs parents.

 

Comment imaginer ce qu'ils ont vu ? Peut-on imaginer l'enfer ? Ils sont morts pour nous.

Comme nous, ils voulaient la paix.

Ils ont eu le courage de partir au front La mort leur a souri et la vie les a trahis.

Léo Kreyder.

Cette sortie à Verdun.
Le 18juin.

A l'ossuaire de Douaumont

On a vu des morts en décomposition.

Beaucoup d'émotions,

De la tristesse et des frissons.

En face de l'ossuaire

Il y avait un cimetière Remplis de croix blanches
Oui reflètent tant de souffrances.

                                    Au village de Fleury,
Tout était détruit
Rien n'avait résisté,

De tous ces obus tombés,

Qui ont ravagé,

Les sols de ce village disparu.

Le Mémorial de Verdun,
Nous a montré à quel point Cette guerre était atroce,

Par ces bombardements féroces.

Dans le fort

I y a eu beaucoup de morts,
Les soldats français et allemands,
Se sont battus violement.

Ils n'avaient aucune pitié,

Pour défendre leur pays où ils étaient nés.

Mais ils se sont battus,

Avec courage et vertu.

Le ciel leur est tombé dessus
Et a brisé
leurs rêves déchus
Mais le temps n'efface pas,
Les
souvenirs d'autrefois.

 

Camille et Agathe

Le bruit des obus, le bruit des armes
Personne ne peut imaginer ce vacarme.

L'odeur du fort, l'air irrespirable
N'est juste insupportable.

Et la fameuse explosion, des munitions
Dans le fort de Douaumont.

Elle fut aussi terrible que sanguinaire

Juste par un réchauffement de théière .

Et tant d'obus tirés sur Fleury
Qui l’
ont tant anéanti.
Et sur la carte, des villages rayés
Juste dévastés.

Les soldats qui ont perdu leur vie
Et leurs femmes qui ont perdu leur mari.

Sont des soldats qui se sont battus à outrance
Morts pour la France.

La colombe blanche vole sous notre ciel,
Mais
il ne faut pas oublier l'essentiel:
Les sacrifices de nos soldats
Qui se
sont battus pendant trois-cent jours de combats.

Il faut donc préserver la paix
A tout jamais.

Pour que nos enfants connaissent Jamais la guerre.

CAR JAMAIS PERSONNE SUR CETTE TERRE NE DEVRAIT AVOIR A VIVRE CET ENFER

Margaux Debenath et Quentin Gravier.

Cette année le dix-huit juin,

Nous sommes allés à Verdun,

                              Quatre-vingt-quatorze ans après une date clef,

                            Nous avons été ramenés dans le passé,

                        Le Mémorial et l'ossuaire nous ont fait réfléchir

                               On n'arrivait plus à parler et encore moins à rire.

On repensait  tous à l’avant,

A ce que nos aïeux ont vécu pendant un certain temps,

Tout était difficile à imaginer

Mais maintenant nous nous en sommes fait une petite idée.

                                       On essayait d'imaginer le sort De ces trois cent mille morts.

                                     De ces quatre cent mille disparus Oui n'ont sûrement pas survécu.

                                  Le soir, nous avons eu un excellent final Avec le spectacle théâtral.

C’était une journée intéressante

Car maintenant, on voit les choses autrement.
Aujourd'hui, on réalise la chance qu'on a De n'avoir jamais connu cela !

Léa Sohier.

        La folie de la guerre.

 

Ils étaient des milliers Horrifiés, sacrifiés, dans ces tranchées.
En entendant  les bombes qui déchiraient la nuit
Pour eux la vie était finie.

Chaque jour le combat faisait rage
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de camarades finissaient dans le néant
Atteints de folie, d'angoisse et d'amnésie.

Ils s'appelaient André, Paul ou bien Mohamed
Certains priaient Jésus, Allah ou Yahvé
  Et maintenant tous réunis dans l'ossuaire
Ils voulaient tout simplement quitter cet enfer.

                                                                    D'après la chanson de Jean Ferrat: ( Nuit et Brouillard)
Marine Scheuer, Françoise Studler et Flora Schreiber.

Jeune soldat

           Toi qui es un jeune soldat
             Qui marche bien vite au pas
            Maudite soit cette fichue guerre
             Jamais tu ne reverras ta mère,

       Tu refuses de le croire
          Mais tu ne peux point t'empêcher
      Et tu dois t'en apercevoir
           Ce qui pour chrétien est pécher.

            Par tous ces infâmes bouts de fer
        C’est l'enfer sur la terre
           Le moment tu le repousses.
         La où plus jamais rien ne pousse.

         A ton tour tu devras sortir
         Tu seras pris par tous ces tirs.
         Marcher sur tous ces corps meurtris
La où tes amis ont péri.

           Kévin Gutmann.

Début 1916, un certain vingt et un Février
                                        Dans toute la France, des hommes sont recrutés
                                 Médecins, agriculteurs ou même épiciers
                                        Ils savaient que cette année allait se passer dans les tranchées.

Pour certains, un souvenir présent,
                                          Pour d'autres, un grand passé oublié 
                                         C’est une période à conserver,

                   Même si cette histoire s'éloigne avec le temps

Voilà maintenant déjà deux mois de guerre
                                            Aux premières lignes: la faim et la misère
                                          Les rats et les cadavres cohabitent avec eux
                                                Il faut qu'ils trainent encore un peu pour espérer rentrer chez eux.

Des jeunes et des plus vieux partis au combat
                                           Pour ne peut-être plus jamais revenir
                                                Et ces hommes qui ont souffert le martyr
                                                 Ne sommes-nous pas tombés bien bas?

Mais comment des êtres humains peuvent-ils agir de façon si dérisoire?
                                  Tout ça pour une question de territoires 7
                                      Ne pouvons-nous pas vivre dans la paix et le respect?
                                      Faut-il forcement  remplacer la parole par une armée?

 

Pendant ce temps, des femmes travaillent à la maison
                         Et les proches se font du mouron
                        Reviendra-t-il un jour parmi nous ?
                                Ou devrai-je me recueillir sur sa tombe à genoux .
                             
                               
Alexia Untz-Meyer et Lise Bury.

A peine arrivés, nous savions déjà ce qui s'était passé.

Sans tracas, sans soucis, nous entrons dans un tunnel, sans savoir qu'en 1916 la mort était au rendez-vous.

300 jours de combats,

300000 morts,

400 000 disparus

Et 130 000 restes de soldats ...

C est sans commentaires.

Au fil des explications le cœur se sert, la boule au ventre arrive et là, la réalité fait
surface et les souvenirs reviennent dans
les esprits.

La haine vient comme un bombardement et l'imagination a du mal à croire ce qu'on entend.

Chaque obus lancé représente des vies éliminées.

On a du mal à réaliser que ces histoires, ces événements se sont produits il n'y a pas si longtemps que ça ; il Y a 94 ans.

C’est dans des endroits comme Verdun que nous pensons que l'Humain est dans le pétrin.

En ce temps-là, l'Humain n'existait plus, la mort était là et tout ce qui est amour, bonheur était parti, très loin.

L'homme n'était qu'une bête de combat.

Survivre ou mourir, ce n'était pas à eux de choisir.

Les monuments sont pour ne pas oublier les souvenirs qui doivent rester

Mélanie Haag.

Après un déplacement de mémoire à Verdun le 18 juin 2010 à l'initiative des enseignants d'histoire du collège de Châtenois  grâce au Souvenir Français, au  Ministère de la Défense et la Fédération Maginot, deux classes de troisième ont pu donner leurs impressions sous forme de poème. De vrais artistes ! champions ces collégiens de 3° ! Après cette journée riche en émotion Ils ont pu assister au spectacle 'Des Flammes à la lumière"

Nous vous proposons de partager  les 12 poèmes et textes écrits à cette occasion